Les mots de Gwen

Les mots de Gwen

Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella) - Un dimanche au bord de la piscine

 

"Les Delaney voulaient faire plaisir aux habitants de leur village : ils ont payé le prix fort… Une comédie douce-amère de Madeleine Wickham, alias Sophie Kinsella. Un chaud dimanche de mai, entre amis et voisins, au bord de la piscine des Delaney. Parmi les invités, Louise est venue avec ses deux filles, son futur ex-mari et… son amant. Brusquement, une enfant fait une mauvaise chute, et le drame va prendre des proportions totalement inattendues… Quand un avocat se saisit de l’histoire, il va entraîner chacun sur une pente glissante, bientôt hors de tout contrôle."

 

Sophie Kinsella s’égare hors de la chick-lit…


Pour avoir déjà lu des romans de Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella), je savais à quoi m’attendre. En effet, Madeleine Wickham et Sophie Kinsella, bien que ce soit la même personne, sont deux registres différents. Pour le coup, Madeleine Wickham devrait davantage plaire à ceux qui aiment la littérature, dans la mesure où les romans signés sous ce nom ne sont pas, mais alors pas du tout, portés chick-lit. Dans Un dimanche au bord de la piscine, nous sommes davantage dans un roman qui frôle le tragique que dans le comique et l’exubérance que l’on connaît de la chick-lit.


L’histoire donc… Comme toujours, l’auteur multiplie les personnages et chacun a son utilité dans le déroulement de l’histoire. Même si au début, on a tendance à se demander en quoi, il arrive un moment où son rôle se révèle capital. Cependant, tous les personnages sur lesquels elle s’attarde non pas un rôle crucial (je pense à Daisy). Le personnage que je préfère est celui de Meredith : passionnée, déterminée, et aimante, je la trouve totalement abouti à la différence de Louise qui est un peu le personnage principal. Bref, Louise et Barnaby se disputent au sujet de ce dimanche de piscine, ils finissent pas s’y retrouver et Louise, tellement accaparée par les "on dit" ne profite pas et laisse son imagination la dominer. La colère qu’elle éprouve face à son futur ex est telle que l’accident se produit. Manque d’attention, simplement ! Un accident qui survient assez tôt dans le roman (avant la centième page pour un roman qui en compte 350), ce qui laisse supposer beaucoup de rebondissements. L’amant de Louise, un avocat bourré d’orgueil et ne désirant qu’une chose, faire son trou, va les pousser Barnaby et elle a intenté un procès à des amis. Dès lors, des clans se forment, les messes-basses sont évidentes, des remords apparaissent et des personnalités font jour.


Malheureusement, tout ceci manque de panache. L’histoire est assez… plate. Sans réels remous (ou rebondissements), on s’attend à ce qui va se dérouler, ce qui ôte le réel plaisir de la découverte et de la surprise. J’ai toutefois poursuivi ma lecture (en même temps, vu la pluie qui tombait en continue, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire) tout simplement parce que j’aime bien cette auteur. Même si pour être honnête, elle me plaît davantage en tant qu’auteur de chick-lit. Pour le style dont il est question dans Un dimanche au bord de la piscine, il est bien, mais ce n’est pas celui dans lequel sa plume se fait la plus mordante.

 

 

Site officiel de Sophie Kinsella

 



17/05/2013

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 13 autres membres